Un bon éclairage de studio de tatouage repose sur une lampe de travail que vous pouvez placer exactement là où vos mains travaillent. Elle doit offrir une lumière uniforme, sans éblouissement ni scintillement, et un rendu fidèle des couleurs, complétés par un éclairage ambiant suffisant pour éviter à vos yeux de lutter contre l’obscurité. La lampe n’est qu’un élément. Son emplacement, les surfaces sur lesquelles elle se réfléchit et la façon dont vous la nettoyez déterminent si elle vous accompagne pendant une séance de six heures ou vous épuise dès la troisième heure.
Ce guide est rédigé par BVShop (Beauty Visit Shop) à l’intention des artistes du tatouage et du PMU, ainsi que des responsables de studio, qui choisissent ou remplacent leur éclairage. Il aborde le positionnement, la réglabilité, l’éblouissement, les ombres, le rendu des couleurs, les matériaux faciles à nettoyer et l’adaptation à l’espace de travail. Il se termine par une liste de vérification que vous pouvez utiliser auprès de n’importe quel fournisseur.
Points clés à retenir
- Les ombres sont surtout un problème de positionnement et de géométrie. Vos mains, votre tête et votre machine font obstacle à une source lumineuse unique : prévoyez donc une lumière principale et une solution pour compléter l’éclairage ou repositionner la lampe.
- L’éblouissement a deux sources : la lampe qui brille dans vos yeux et les surfaces brillantes, comme les tables et les plateaux vernis, qui réfléchissent la lumière vers vous. Les diffuseurs, l’orientation et les finitions mates remédient à ces deux problèmes.
- Le scintillement peut être imperceptible tout en étant fatigant. Vous pouvez tester n’importe quelle lampe en quelques secondes avec votre main avant de vous décider.
- Le rendu des couleurs est plus important pour le tatouage et le PMU que pour la plupart des métiers, car vous évaluez les teints et les pigments sous la lampe. Demandez au fabricant les valeurs indiquées pour l’IRC et la température de couleur plutôt que de vous fier aux arguments marketing.
- Une lampe qu’on ne peut pas essuyer entre deux clients, ou qui ne peut pas atteindre la zone de travail sans bras articulés encombrants, est inadaptée, quelle que soit sa luminosité.
Table des matières
- Ce qu’une lampe de travail pour tatouage doit vraiment faire
- Éclairage de tâche et éclairage d’ambiance : pourquoi une lampe puissante ne suffit pas
- Positionnement : emplacement de la lumière par rapport à vous et au client
- Ombres : choisir la géométrie de la lumière
- Éblouissement : direct et réfléchi
- Scintillement : le problème que vous ne voyez pas toujours
- Rendu des couleurs et température de couleur
- Construction facile à nettoyer
- Aménagement de l’espace de travail : lampe, mobilier et pièce réunis
- Liste de contrôle pour l’éclairage d’un studio de tatouage et de maquillage permanent
- Acheter des luminaires et du mobilier de studio chez BVShop
- FAQ
- Sources
Ce qu’une lampe de travail pour tatouage doit vraiment faire
Un poste de tatouage exige davantage d’une lampe qu’un bureau ou une cuisine. Vous travaillez sur une surface courbe et mobile, généralement à courte distance, avec votre tête, vos bras et votre machine entre la lampe et la peau. Vous devez voir les détails des traits fins, les noirs bien saturés, les dégradés de gris doux et, pour les travaux en couleur et le maquillage permanent (PMU), les petites variations de saturation.
La lampe doit donc répondre à une courte liste d’exigences :
- Éclairer suffisamment la peau pour que vous n’ayez pas à vous pencher pour y voir.
- Garder une lumière uniforme, afin que vos mains ne projettent pas d’ombres mouvantes sur le pochoir et le tracé.
- Éviter d’éblouir vos yeux ou de renvoyer la lumière vers eux par réflexion sur les surfaces.
- Restituer fidèlement les couleurs.
- Rester en place une fois positionnée et se déplacer facilement quand vous en avez besoin.
- Résister à la désinfection quotidienne.
La plupart des erreurs d’achat viennent du fait qu’on évalue une lampe uniquement selon sa fonction principale. La luminosité est facile à mettre en avant et à comparer. Ce sont les cinq autres critères qui déçoivent les studios.
Éclairage de tâche et éclairage d’ambiance : pourquoi une lampe puissante ne suffit pas
Il est tentant de placer une lampe très puissante et à faisceau étroit au-dessus du client, tout en laissant le reste de la pièce dans la pénombre. Le contraste entre la zone de travail et tout ce qui l’entoure devient alors marqué, et chaque fois que vous levez les yeux vers la machine, l’alimentation, les godets à encre ou le papier stencil, vos yeux doivent se réadapter.
La règle allemande sur l’éclairage des lieux de travail, ASR A3.4, publiée par l’Institut fédéral pour la sécurité et la santé au travail (BAuA), traite de cette question. Selon le résumé de nos recherches, lorsque la zone de travail est éclairée à 500 lx ou plus, la zone environnante devrait idéalement être éclairée à au moins 300 lx afin d’éviter la fatigue due aux contrastes. Il s’agit d’une réglementation allemande, et non d’une exigence américaine ; elle concerne les lieux de travail en général, pas spécifiquement les studios de tatouage. Mais le principe est universel : une zone de travail bien éclairée dans une pièce suffisamment éclairée est moins fatigante pour les yeux qu’un point lumineux dans une grotte.
En pratique, cela signifie :
- Maintenez un niveau convenable d’éclairage général dans la pièce, par exemple avec des plafonniers ou des appliques, même si votre lampe de travail fournit l’éclairage principal.
- Placez l’éclairage général de façon à éviter les reflets sur la peau du client ou sur vos surfaces brillantes.
- Si vous pouvez régler l’éclairage général, tamisez-le modérément au lieu de l’éteindre pendant les séances.
Si votre État, votre comté ou votre ville impose des règles concernant les niveaux d’éclairage dans les établissements de tatouage, vous devez les respecter, et les exigences varient selon les juridictions. Renseignez-vous auprès de votre service de santé local plutôt que de vous fier à une valeur provenant d’un autre pays ou de la page produit d’un vendeur de lampes.
Positionnement : emplacement de la lumière par rapport à vous et au client
Une lampe idéale mal placée donne de moins bons résultats qu’une lampe moyenne bien placée. Avant d’acheter, réfléchissez à votre façon de vous asseoir et de bouger.
Lumière venant d’au-dessus et légèrement derrière l’épaule qui travaille
En général, il faut que la lumière vienne d’au-dessus de votre tête ou légèrement de côté, afin que votre tête et vos épaules ne se trouvent pas entre la lampe et la peau. Si vous êtes droitier, de nombreux artistes placent la lumière principale légèrement à gauche de la zone de travail ou directement au-dessus, afin que la main qui tient la machine projette moins d’ombre. Les artistes gauchers font l’inverse. Il n’existe pas d’angle idéal unique, et tout dépend de la partie du corps concernée. L’essentiel est donc de choisir une lampe qui peut atteindre plusieurs angles.

Distance et portée
Une lampe doit pouvoir s’approcher suffisamment pour éclairer le travail sans vous gêner. Examinez les points suivants :
- Longueur du bras et portée. Le bras peut-il s’étendre au-dessus d’un client allongé sur un lit ou assis sur une chaise, puis revenir en position de repos ?
- Emprise au sol ou au plafond. Un pied de sol a besoin d’espace pour sa base et pour que vous puissiez circuler autour. Une fixation au plafond ou au mur libère de la place au sol, mais limite l’orientation de la lampe.
- Cheminement des câbles. Un câble de lampe qui traverse le sol représente un risque de trébuchement dans une pièce où un tabouret à roulettes circule et où les clients montent et descendent d’une table.
Prévoyez chaque poste, pas le studio
Si vous partagez un studio, chaque artiste a besoin d’une lampe adaptée à sa main dominante, à la hauteur de sa chaise et aux zones sur lesquelles il travaille habituellement. Une lampe adaptée à un spécialiste des grandes pièces dans le dos, qui travaille avec le client allongé à plat, ne conviendra pas forcément à quelqu’un qui réalise de petits motifs flash sur les avant-bras en position assise.
Si vous aménagez une nouvelle pièce, notre guide sur l’aménagement d’un studio de tatouage moderne explique comment agencer les postes, les lits et les rangements. Déterminez l’emplacement de la lampe en même temps que celui du lit et du tabouret, et non après.
Ombres : choisir la géométrie de la lumière
Une ombre en tatouage n’est pas un simple désagrément esthétique. Elle masque le bord d’un pochoir ou le trait que vous venez de tracer, et se déplace chaque fois que vous bougez. Les recommandations allemandes de sécurité au travail concernant l’éclairage des lieux de travail (DGUV Information 215-210) soulignent que un éclairage uniforme et sans ombre dépend du choix d’une géométrie de lumière adaptée, les lampes annulaires offrant un éclairage circulaire ou plusieurs lampes de travail réglables empêchant vos mains de projeter leur ombre sur la zone de travail.
Ce sont les deux approches entre lesquelles la plupart des studios finissent par choisir.
| Approche | Points forts | Points à surveiller |
|---|---|---|
| Lampe annulaire | Éclairage uniforme et circulaire ; compact ; la lumière vient de tout autour de la zone de travail, ce qui adoucit les ombres des mains | Portée et positionnement sur une grande zone ou une zone difficile d’accès ; une lampe annulaire directement au-dessus de la peau peut se refléter sur les surfaces brillantes, comme les zones recouvertes d’un film ou la peau humide |
| Panneau lumineux suspendu ou lampe pour grande surface | Éclairage large et doux ; pratique si vous changez souvent de position | Nécessite une fixation au plafond ou sur un bras et un dégagement suffisant ; tenez compte de son encombrement |
| Deux lampes réglables ou plus | Une lampe principale et une lampe d’appoint, pour maîtriser le côté ombragé | Plus de câbles, plus de nettoyage, plus de réglages |
| Spot unique et ciblé | Beaucoup de lumière sur une petite zone | Ombres dures, fort contraste avec l’environnement, risque accru d’éblouissement |
Une règle raisonnable : si vous travaillez seul avec un lit et un tabouret et souhaitez une installation simple, une lampe annulaire ou un panneau lumineux que vous pouvez positionner d’une seule main est le meilleur point de départ. Si vous travaillez dans plusieurs positions ou sur de grandes pièces, ajoutez une deuxième lampe réglable pour l’éclairage d’appoint.
Quel que soit votre choix, testez-le dans la position de travail réelle. Tenez un pochoir sur une partie courbe du corps, ou utilisez un coussin ou un ami volontaire si vous ne voulez pas le faire sur un client, puis bougez la main et le bras comme vous le feriez avec la machine. Vous verrez vite si votre main bloque la lumière.
Éblouissement : direct et réfléchi
L’éblouissement constitue l’autre volet du problème de confort. La réglementation allemande ASR A3.4 distingue l’éblouissement direct, lorsqu’une source lumineuse intense se trouve dans votre champ de vision, et l’éblouissement par réflexion, lorsque des surfaces brillantes renvoient des reflets vers vos yeux. Ces recommandations insistent sur l’importance d’un positionnement soigné et de diffuseurs pour éviter la fatigue oculaire.
Éblouissement direct
Vérifiez si la source lumineuse nue est visible depuis votre posture de travail habituelle, y compris lorsque vous levez les yeux pour parler à votre client ou jeter un coup d’œil au pochoir. Si c’est le cas, la lampe a besoin d’un diffuseur, d’une autre orientation ou d’un autre point de fixation.
Une lampe dotée d’un diffuseur dépoli ou d’une lentille profilée paraît généralement plus douce qu’une lampe avec des LED nues. Cela ne le garantit pas : demandez de quel type de diffuseur il s’agit et comment il est fixé, et si possible, regardez la lampe allumée dans une pièce avant de vous décider.
Éblouissement par réflexion
C’est le problème que la plupart des artistes ne remarquent pas. La lumière se réfléchit sur une table brillante, un plateau en acier inoxydable, un chariot à instruments poli ou un film de protection, puis atteint vos yeux. L’étude de la DGUV souligne que les surfaces et le mobilier très brillants et réfléchissants fatiguent les yeux plus rapidement que la lumière directe, et que les surfaces mates sur les tables de travail contribuent à préserver la qualité de l’éclairage.
Solutions pratiques :
- Dans la mesure du possible, choisissez une finition mate pour les tables, les plateaux et les chariots proches de la zone de travail.
- Recouvrez les surfaces brillantes dans votre champ de vision avec des produits de protection jetables que vous utilisez déjà pour l’hygiène, comme un drap d’examen hygiénique sur une surface que vous préparez pour la séance, à condition que le revêtement ne soit pas lui-même réfléchissant.
- Orientez la lampe de façon à ce que les reflets ne se dirigent pas vers vos yeux. Déplacez la lampe de quelques degrés et observez ce qui se passe sur la table.
Scintillement : le problème que vous ne voyez pas toujours
Certaines lampes LED pulsent, surtout lorsqu’elles sont réglées sur une faible intensité. Vous ne le remarquez peut-être pas consciemment, mais les recommandations allemandes sur le lieu de travail concernant le scintillement (DGUV FBVW-203) indiquent que l’éclairage doit fonctionner à courant constant ou à une fréquence d’impulsions supérieure à 1 000 Hz, et que cela s’applique aussi aux lampes LED à intensité variable. Les recommandations DGUV sur l’éclairage indiquent également que le scintillement visible peut provoquer une fatigue oculaire, des maux de tête et, dans certains cas, des effets stroboscopiques, qui donnent l’impression que des outils en mouvement sont immobiles. Avec une machine qui se déplace rapidement près de la peau, c’est un risque dont vous pouvez vous passer.
Un test de trente secondes
Le document de la DGUV décrit une vérification simple : agitez la main, doigts écartés, dans la lumière. Si vous voyez plusieurs mains fantômes distinctes au lieu d’un flou régulier, la lampe scintille de façon visible et ne convient pas à un usage professionnel.
Faites le test à pleine puissance et à chaque niveau de variation de l’intensité que vous comptez utiliser. De nombreuses lampes fonctionnent bien à pleine puissance, mais présentent des problèmes lorsque leur intensité est réduite.
Ce test ne permet de détecter que le scintillement visible. Pour une lampe que vous utiliserez pendant des années, demandez au fabricant quel pilote ou quelle méthode de variation de l’intensité elle utilise et s’il indique un taux de scintillement. S’il ne peut pas répondre, prenez-en note.
Rendu des couleurs et température de couleur
En tatouage et en maquillage permanent, vous évaluez le teint et les pigments sous votre propre lampe. Une lumière qui modifie les couleurs peut donner à un pigment un aspect plus chaud, plus froid ou plus terne qu’en réalité. Deux chiffres méritent d’être vérifiés.
- IRC (indice de rendu des couleurs). Plus il est élevé, plus les couleurs ressemblent à celles perçues à la lumière du jour. Demandez la valeur indiquée par le fabricant et considérez la mention « IRC élevé » sans chiffre comme non vérifiée.
- Température de couleur (kelvins). Les valeurs basses donnent une lumière plus chaude et jaunâtre, les valeurs élevées une lumière plus froide et bleutée. Une lampe qui permet de régler la température de couleur vous aide à l’adapter à la pièce ou à vérifier le résultat sous un autre éclairage.
Les recommandations de la DGUV sur les effets non visuels de la lumière indiquent qu’un bon éclairage de studio doit ressembler autant que possible à la lumière naturelle du jour, ce qui favorise la précision ainsi que la concentration du personnel, et qu’il faut un éclairage d’appoint à IRC élevé et à température de couleur plus froide dans les pièces sans lumière naturelle. Pour un studio en sous-sol sans fenêtres, c’est un argument de poids en faveur d’une lampe de travail de qualité plutôt que de plafonniers.
La lumière du jour reste votre référence
Si votre studio dispose de fenêtres, placez les postes de travail de manière à en profiter. La norme allemande ASR A3.4 préconise la lumière du jour plutôt qu’un éclairage uniquement artificiel. Même si vous ne pouvez pas travailler directement près d’une fenêtre, prendre l’habitude de vérifier une dernière fois les couleurs à la lumière du jour est une bonne idée, car votre client verra son tatouage sous toutes sortes d’éclairages.
Remarque sur la photographie
De nombreux artistes photographient également leur travail une fois terminé, sous la même lampe. Une lampe à température de couleur constante et réglable rend ces photos plus utiles, mais la photographie reste un plus. Ne choisissez pas une lampe moins adaptée au travail lui-même pour pouvoir prendre des photos.
Construction facile à nettoyer
Une lampe placée près d’un client est une surface que l’on touche, sur laquelle on pose des protections et que l’on essuie. Le meilleur modèle pour un studio est facile à désinfecter et ne retient pas les liquides.
Vérifiez les éléments suivants :
- Boîtiers lisses et étanches comportant peu de joints, d’aérations et de revêtements en tissu où des résidus peuvent s’accumuler.
- Poignées ou points de contact faciles à repérer, pour savoir exactement quoi couvrir ou essuyer.
- Bras et articulations pouvant être essuyés sans retirer les protections.
- Interrupteurs et molettes pouvant être recouverts d’un film de protection ou essuyés.
- Emplacement des câbles et des connecteurs à l’écart des zones où des liquides peuvent goutter.
Les produits que vous utilisez pour essuyer les surfaces comptent aussi. Les produits nettoyants peuvent endommager certains plastiques, lentilles et revêtements : utilisez donc uniquement les désinfectants déclarés compatibles par le fabricant de la lampe et respectez les règles de votre autorité sanitaire locale concernant les surfaces qu’un établissement d’art corporel doit désinfecter et la fréquence de désinfection. Pour la désinfection générale des surfaces de travail, les studios stockent couramment des produits comme les lingettes Mikrozid Premium Universal ou les grandes lingettes Mikrozid AF Jumbo. Consultez toujours les instructions propres au produit et le manuel de la lampe avant d’appliquer un produit sur sa surface : nous ne pouvons pas garantir qu’une lingette donnée convient à un boîtier de lampe donné.
Aménagement de l’espace de travail : lampe, mobilier et pièce réunis
L’éclairage ne fonctionne pas seul. Il s’associe à votre lit ou fauteuil, à votre tabouret, à l’emplacement de votre plateau et à vos murs.
Mobilier et hauteur
Votre hauteur de travail détermine la portée nécessaire de la lampe. Un fauteuil client réglable en hauteur, un tabouret à la bonne hauteur et un plateau à portée de main vous permettent de laisser la lampe dans une bonne position plutôt que de la régler constamment. Si vous repensez l’ensemble de la pièce, notre guide complet du mobilier de studio explique comment ces éléments s’articulent.
Surfaces et couleurs
Les surfaces mates et de teinte moyenne autour de l’espace de travail réduisent les reflets. Les surfaces très blanches, brillantes ou miroitantes renvoient la lumière dans toutes les directions. Des murs foncés peuvent donner une impression d’exiguïté et obliger vos yeux à fournir davantage d’efforts lors du passage entre la zone de travail éclairée et l’environnement sombre.
Alimentation et gestion des câbles
Planifiez les prises électriques et le cheminement des câbles avant de choisir un lampadaire. Une lampe qui nécessite une rallonge traversant un passage finira au mauvais endroit ou créera un danger. Éloignez également les câbles de la lampe de ceux de votre machine et de son alimentation afin de garder l’espace de travail ordonné.
Postes partagés et petites pièces
Dans une petite pièce, un bras fixé au mur ou au plafond peut libérer davantage d’espace qu’un pied au sol. Dans un grand studio partagé, des pieds au sol équipés de roulettes verrouillables permettent à chaque artiste de repositionner sa lampe. Dans les deux cas, testez toute l’amplitude de mouvement avec le lit ou le fauteuil dans sa position normale.
Liste de contrôle pour l’éclairage d’un studio de tatouage et de maquillage permanent
Utilisez cette liste pour comparer les options de n’importe quel fournisseur.
- Positionnement. La lampe peut-elle atteindre chacune des positions habituelles du corps sans que vous ayez à vous pencher ou à vous tordre ?
- Réglages. La lampe reste-t-elle en place une fois réglée ? Peut-elle être déplacée d’une seule main, idéalement à l’aide d’une poignée recouverte ?
- Ombres. Dans votre posture de travail habituelle, votre main ou votre tête fait-elle de l’ombre sur la zone de travail ?
- Éblouissement direct. Voyez-vous la source lumineuse à nu depuis votre siège habituel ?
- Éblouissement par réflexion. Quel effet la lumière produit-elle sur votre table, votre plateau et votre chariot ?
- Scintillement. Le test du geste de la main révèle-t-il des images fantômes à tous les niveaux de luminosité que vous utilisez ?
- Rendu des couleurs. L’IRC est-il indiqué par le fabricant, et la température de couleur est-elle réglable ou au moins précisée ?
- Facilité de nettoyage. Le boîtier est-il lisse et comporte-t-il peu de recoins où les résidus peuvent s’accumuler ? Quels désinfectants le fabricant autorise-t-il ?
- Fixation et encombrement. Le pied, la pince ou le support convient-il à votre pièce et à votre mobilier ?
- Documentation. Le fournisseur fournit-il les spécifications complètes, les détails électriques et les certifications applicables à votre lieu de travail ?
Si la fiche d’un luminaire ne fournit pas les caractéristiques, demandez-les au vendeur. Nous ne citons pas ici de spécifications que nous n’avons pas vérifiées dans une fiche produit à jour ou un document du fabricant, et vous devriez exiger la même rigueur de tout fournisseur.
Acheter des luminaires et du mobilier de studio chez BVShop
BVShop (Beauty Visit Shop) est un fournisseur en ligne de matériel professionnel pour le tatouage, le maquillage permanent (PMU), le microblading, le piercing et la beauté, ainsi que d’équipements et de mobilier pour les studios. Si vous aménagez ou rééquipez un poste de travail, parcourez notre collection de mobilier de studio pour comparer tabourets, sièges et autres éléments d’espace de travail avec le reste de votre matériel, et consultez la page de chaque produit pour connaître les spécifications à jour et les conditions de livraison applicables à votre destination.
Deux éléments qui doivent souvent être choisis en même temps que la lampe sont les tabourets et les sièges, car votre hauteur de travail détermine le positionnement de la lampe. Parmi les exemples de notre gamme, citons le tabouret cosmétique QS-06 noir et le tabouret de bar QS-B10 gris. Consultez la page du produit pour connaître ses dimensions et sa plage de réglage en hauteur avant de planifier votre aménagement.
Pour le reste de votre équipement, notre aperçu des machines à tatouer, encres et cartouches pour le travail en studio vous aidera à planifier ce qui sera posé sur le plateau sous la lampe.
FAQ
Quel est le meilleur éclairage pour le tatouage ?
La meilleure configuration associe une lampe de travail réglable à un éclairage uniforme sans ombres, sans scintillement visible, avec un rendu fidèle des couleurs et une surface désinfectable, ainsi qu’un éclairage ambiant raisonnable dans la pièce. Les lampes annulaires et les multiples lampes réglables sont les deux solutions les plus courantes pour éviter les ombres des mains. Faites votre choix en testant l’éclairage dans votre véritable position de travail, plutôt qu’en vous fiant uniquement à sa luminosité.
Un anneau lumineux est-il adapté au tatouage ?
Un anneau lumineux offre un éclairage circulaire et uniforme qui atténue les ombres des mains, ce qui explique pourquoi de nombreux artistes l’apprécient pour les lignes et les détails. Certains trouvent que les anneaux se reflètent sur la peau humide ou protégée, ou qu’ils limitent la portée pour les grandes pièces. Testez-en un sur les zones du corps que vous tatouez le plus souvent. Une deuxième lampe réglable en éclairage d’appoint est une solution courante.
Comment savoir si ma lampe de tatouage scintille ?
Passez rapidement votre main, les doigts écartés, sous la lumière. Si vous voyez plusieurs images fantômes distinctes de votre main plutôt qu’un flou uniforme, la lampe présente un scintillement visible et ne convient pas à un usage professionnel. Répétez le test à chaque niveau de variation de l’intensité, car de nombreuses lampes ne scintillent que lorsqu’elles sont atténuées.
Mon studio de tatouage doit-il respecter un niveau d’éclairement précis en lux ?
Nous ne pouvons pas vous donner un chiffre unique, car les exigences varient selon votre pays, votre État et les autorités sanitaires locales. La norme allemande ASR A3.4 prend 500 lx pour la zone de travail et idéalement 300 lx ou plus autour comme référence pour les travaux de précision, mais il s’agit d’une réglementation allemande sur les lieux de travail, et non d’une exigence américaine. Demandez à votre service de santé local quelles règles s’appliquent aux établissements de tatouage corporel de votre région.
Sources
- ASR A3.4 Éclairage et contact visuel (BAuA)
- Information DGUV 215-210, éclairage naturel et artificiel des lieux de travail
- Information DGUV 215-220, effets non visuels de la lumière sur les personnes
- DGUV FB AKTUELL FBVW-203, dangers liés au scintillement de la lumière